A nous la vie a 5

Quatre mois et une semaine depuis que mon petit bon homme est avec nous. Quatre mois que je n’ai pas vu passer. C’est fou comment le temps passe vite quand il y a un bébé à la maison. Sérieusement, c’est fou. Décidément, je veux, j’en ai besoin d’une machine pour arreter le temps, et en urgence.

Ca fait plusieurs fois que j’essaie de récrire par ici, mais, cette nouvelle vie à 5 prendre tout mon temps et le peu qui me reste pour moi, et oui, j’en profit pour dormir.

Avant son arrive, j’avais en tête que j’allais en profiter du congé mat pour faire plein choses, pour avancer dans le monde de la photo, pour faire tous les démarches pour devenir française et avoir plus des chances de trouver quelque chose de mieux… mais j’avais pas tenu en compte le temps fou qu’on perd en regardant son bébé.

Ca fait quatre mois que je passe mes journées a courir pour ramener mes filles à l’école, a regarder mon bébé, a trainer dans les taches ménagères -ça devient une nécessite être riche pour payer des services à domicile-, a jouer/m’enerver/crier/faire des calins/rejouer avec mes filles et ça, comme dans un boucle sans fin.

Parce que, ay!, mes filles, celles qui ont une adoration pour son frêre pas possible, mais celles qu’en même temps demandent de retrouver sa place, parce que oui, même si bébé petit, il prendre trop de place. Ca se sont les mots de ma petite, celle du mileu, celle qui a plus du mal.

Il n’y a pas jour que je ne me demande pas comment elles font les autres maman de famille nombreuse, comment se partager avec eux, comment trouver le temps pour chacun sans laisser de côte les deux autres.

Le rôle de maman de famille nombreuse est plus complique que je pensait. Le rôle du papa aussi. Par ici, monsieur papa est perdu comme un poisson au milieu de l’ocean. Celui qui nage dans le bonheur de finalement avoir un garçon à la maison, mais qui ne s’attendait pas que son garçon dors aussi peu, ai autant des gases/coliques, tombe plus malade que ses soeurs a son age… Ains le role du pere…

Et du couple… celle qui se perdu en chemin… celle qui on laisse pour la fin et pour la quelle on a jamais du temps, vous savez, les enfants d’abord.

Le bébé d’après et ce deuil pas permis

22 semaines de grossesse.

22 semaines que tout va bien.

22 semaines de stress que peu un peu laisse place a la calme.

Je voulais un bébé, un troisième, mais le chemin jusqu’à lui n’a pas été aussi facile que j’aurai cru.

Des fois et sans savoir trop pourquoi, je continu a pleurer les bébés que j’ai perdu l’année dernier. Et je pleure en silence, quand je suis seule, a l’abris de regards. Parce que cet troisième bébé est plutôt pour moi le cinquième et pas beaucoup personnes le sait. Parce que maintenant que il est là, il semble que je dois être contente, mais j’ai toujours envie de pleurer… de faire ce deuil non reconnu, ce deuil qui n’est pas permis d’exprimer, ce deuil qui me fait vouloir contrôler tout, tous les petits détails de cette nouvelle grossesse.

Des fois les moments me dépassent, ça fait quelque jours que nous avons su, si c’est lui, ou elle… et j’envie de le garder juste pour moi, pour nous. Mais… l’autre part n’est pas du même avis, mais… l’autre part l’a déjà annonce et ça m’enerve. Trop. Et même si c’est normal de sa part, et que je sais que c’est comme ça, le bébé est aussi a lui… mais ça m’enerve… les relations ne sont toujours pas faciles… surtout quand le pack famille politique est juste en trop.

Et juste, dans ce moment là, quand le deuil prendre sa force et tout m’enerve.

Toi, mon bébé d’après tu me fais signe que tu est bien là.

Que tout va bien.

Presque 23 semaines.

A nouveau dire au revoir

Des fois le destin est cruel, et tu peux juste que laisse sortir ta colère.

Des fois le destin joue avec toi, et tu peux juste que suivre le jeu. Le mieux que tu peux.

Avec Monsieur, j’ai toujours su que nous voulions plusieurs, plus que deux. Même si la plupart de temps depuis que nous sommes parents, surement on a dû dire Non à la question, et pour quand le troisième ? -À vrai dire, la question a toujours était, et pour quand le garçon ?-

Et oui, nos plans de famille ça toujours reste pour nous. Nous n’aimons pas les questions, il y a tout temps. Quand tu dis Oui, que vous le cherchez, après tu entendre la question-expression…. Alors, pas encore ? Franchement, pas envie.

Donc, depuis le printemps nous cherchons, sans dire rien à personne, juste un affaire a nous deux. Pour les deux premiers, même avant de vraiment chercher, elles sont arrivées. Et oui, on sait, c’est un fait, on sait le faire, on est fertile. Et… comment dire, nous sommes encore.

Deux grossesses en moins de 4 moins.

Mais le destin est capricieux. J’ajouterai, Il est méchant, trop, même.

En été on y était enceinte, et les vacances d’août sont, vraiment, très bien passes. Le bonheur. En septembre, a 5SA + 6j, comment si ça aurait été un rêve. Tout perdu. L’inattendu, les douleurs physiques ceux que j’arrive à gérer et que un jour, ils ne sont plus là. Puis, la douleur de la perte, celui qui ne part pas.

Nous n’avions pas perdu espoir, après le feu vert du gynéco… pourquoi pas ressayer à nouveau ?

Dit et fait, fin octobre, 4 grossesse -et oui, la fausse couche ça compte comme grossesse-. Cette fois nous l’avons presque pas dis. La peur d’une nouvelle FCS. La peur de ce regard de pitié quand tu racontes qu’est que tu as traverse. Non, merci.

Fin novembre, a 7SA + 3j, à nouveau dire au revoir.

Le cauchemar qui revient.

La douleur qui ne part pas.

Comment apprendre à vivre avec ça ?

Quel a était notre erreur ?

Deux au revoir aussi peu de temps, comment remonter la situation ?

Le couple… sera-t-il notre couple assez solide pour savoir devenir plus forte ?

Oui, 4 grossesse, 2 filles, 2 au revoir.

Dur à gérer. Le mieux que nous pourrions.

Et en parle aussi peu de ça

Ça fait déjà plus de deux semaines, et je ne sais plus combien fois j’ai écrit ce post.

Parce que des fois j’ai besoin de quelqu’un, juste qu’il soit là, sans plus, juste là ; des fois cet endroit, est juste ici.

Les premiers lignes que j’ai écrit éteint trop triste, parce que pour ça nous ne sommes pas préparés, même quand ça arrive tôt.

Depuis mon anniversaire, l’idée commencé à nous plaire, pourquoi ne pas chercher le troisième. Plus exactement si vous demandez à monsieur, pourquoi ne pas chercher le garçon. Et comme dans les deux grossesses précédents, nous n’avions pas commencé à en parler, que-il est arrivé.

Vous savez, j’étais vraiment confiante, mes deux premières grossesses se sont tellement bien passes –même si pour la première nous avons eu quelques frayeurs, trop débutantes-.  Donc j’étais sure de moi, tout ira bien, et tout allez bien.

Pour la premier fois j’ai pu partager la bonne nouvelle avec la famille, j’ai pu le dire à vive voix, et non par téléphone, j’ai pu voir ses réactions, et ça, j’ai vraiment profitez, pour celles que comme moi habitez loin de chez soi, vous savez c’est quoi. Ces nouvelles se sont celles que nous avons vraiment de partager en famille.

Cet été, ces deux semaines et demi des vacances en famille, je les ai vraiment savoure, au fond. La photo, la preuve d’un bon jour, d’un tres bon jour, quand on y allez encore devenir cinq.

Parce que tout à une fin, des fois vraiment plutôt que nous aimerons.

Deux jours après le retour des vacances, visite aux urgences et le compte rendu du gyneco n’était vraiment pas optimiste. Il disait que oui, bébé était là et il disait aussi : ‘’madame a était prévenu de la possibilité d’une FCS’’. Et même si elle et moi nous avons en parle, quand j’ai lu le compte rendu, aussi tôt je tape sur Google ‘’FCS’’, et oui, Fausse Couche Spontanée, juste ça.

Et tu pars chez toi, avec la peur, avec les pertes, et en cherchant en Google tout qu’est que tu peux trouver sur le sujet. Oui, tu peux devenir dépressive assez rapidement, je dois apprendre à oublier Google, définitivement. Au moins, aux sujets médicaux.

Au fil des jours et vu que ma grande avait annoncé a tout le monde la bonne nouvelle (oui, elles voulaient –veulent- un bébé à la maison autant que nous), j’ai dû annoncer le contraire, la FCS. Et plus que mal, ça m’a fait du bien, surtout en parler avec une maman d’un ami de ma fille (oui, à la fin les mamans, nous finissions pour être aussi amies). Parce que oui, un des risque c’est de se sentir coupable, de se dire si nous aurions pu faire quelque chose pour l’éviter. Et comme tout dans la vie, en parler ça aide, beaucoup.

Ça va, 35 ans, un mari, un travail, 3 grossesses, deux filles, une fausse couche.

Et en recherche de la quatrième grossesse, nous voulons le/la troisième.

Croisons les doigts.